Bio

Né le 23 mars 1983, à Saint-Michel d’Entraygues (16)

Skipper, compétiteur, ingénieur, François Gabart est tout à la fois. Polyvalent, curieux, et touche-à-tout, ce jeune marin, révélé à la lumière de sa victoire sur le Vendée Globe à seulement 29 ans, s’est propulsé en l’espace de quelques années au rang des plus grands talents de la course au large.

Révélé sur le circuit Figaro Bénéteau II, il est devenu skipper professionnel en 2008 et porte les couleurs de la Macif depuis 2010. Après être passé du Figaro au monocoque 60 pieds, il a entamé un nouveau chapitre en 2015 à bord du trimaran MACIF, un multicoque de 100 pieds.

Sa spécialité : le solitaire. Un art à part entière auquel il se consacre aujourd’hui avec professionnalisme et méthode et une inaltérable fascination pour la compétition à la voile qui l’accompagne depuis son plus jeune âge. Retour sur le parcours exemplaire de ce navigateur passionné et pressé d’aller toujours plus vite sur les océans.

Pendant un an, tu découvres d’autres pays, d’autres cultures, les rencontres sont nombreuses et riches... La "normalité" éclate, ça ne s’oublie pas. C’est ce qui me donne aujourd’hui l’envie de repartir au large, c’est la raison pour laquelle je me suis engagé dans cette voie.

UNE ASCENSION FULGURANTE

 

Originaire de Charente, François Gabart suit des études d’ingénieur à l’INSA de Lyon mais son cœur, ses tripes sont définitivement en mer, au large. À l’âge de 7 ans, lors d’une escale aux Etats-Unis ponctuant une année sabbatique en famille, François découvre l’Optimist. Il est conquis. Profondément marqué par ce voyage initiatique à la voile, dès son retour en Charente, il dispute ses premières régates. Les coupes et les médailles ne se font pas attendre pour ce compétiteur né, Champion de France d’Optimist en 1997. Deux ans plus tard, il remporte le titre en Moth Europe dériveur solitaire).

 

SKIPPER FORMÉ À L’ÉCOLE DE L’OLYMPISME,
PROFONDÉMENT ENVOÛTÉ PAR LE LARGE

National OptiPiqué au vif, François ne va plus lâcher la barre de sa passion et tenir bon le cap du haut niveau. Adolescent, il va poursuivre de plus belle au royaume de la régate. Le bac en poche, il passe la vitesse supérieure et jongle entre ses études d’ingénieur à l’INSA de Lyon et les compétitions en Tornado. Pendant six ans, il parcourt l’Europe avec l’Équipe de France de Voile Olympique et décroche en 2004 le titre de Champion du Monde jeune de Tornado.

Faire de la course au large son métier c’est un état d’esprit, un choix de vie qui n’est pas toujours facile. Un respect mutuel se noue entre les skippers. La passion, le plaisir, sont intimement liés à la compétition.

UNE PASSION STRUCTURÉE POUR
PRÉPARER LE VENDÉE GLOBE

Organisé, souriant, calme… François Gabart aborde son métier de skipper avec une rigueur scientifique, mais, une fois en mer, il se révèle un véritable compétiteur plein d’enthousiasme.

Dès son entrée en jeu sur le support Figaro, il s’impose comme l’un des skippers les plus doués de sa génération. Sélectionné par la filière Skipper Macif en 2009, il va très vite marquer les esprits sur ce circuit réputé pour son niveau d’exigence. 2010 est l’année de la consécration avec une deuxième place derrière Armel Le Cléac’h sur la Solitaire du Figaro, une victoire sur la Cap Istanbul et un titre de Champion de France de Course au Large !

PASSAGE À L'IMOCA

fg_arrivee_vgLe compétiteur, l’ingénieur et le skipper vont dès lors ne faire plus qu’un à la barre de MACIF, ce prototype qu’il a mis au point et dont il a appris à tirer tout le potentiel en collaboration avec Michel Desjoyeaux. Les victoires en solitaire s’enchaînent avec d’entrée de jeu une première place en solitaire sur la Transat B to B.

Méthodique, rigoureux, ambitieux et surtout, déterminé, il ne laisse ensuite rien au hasard dans la préparation de son tour du monde et ne va pas manquer de le prouver tout au long des 24 000 milles du parcours. A 29 ans, il devient ainsi le plus jeune et le plus rapide vainqueur du Vendée Globe. Dès sa première participation, il établit un nouveau temps record de 78 jours 2 heures 16 minutes et 40 secondes. Une performance saluée par le public qui lui réserve un accueil triomphal aux Sables d’Olonne… Il décroche par la même occasion le titre de Champion du Monde IMOCA. La dernière année du programme se terminera en beauté par une nouvelle victoire sur la Route du Rhum – Destination Guadeloupe.

UN NOUVEAU CAP EN MULTICOQUE

Transat BakerleyLe groupe Macif décide de poursuivre son engagement dans la course au large auprès de François Gabart jusqu’en 2024 avec un multicoque de 100 pieds. 2015 sonne alors comme le début d’une nouvelle ère pour le skipper à bord du trimaran MACIF.
Dès les premières navigations, François Gabart prouve une nouvelle fois tout son talent. Alors qu’il s’affiche pour la première fois dans la catégorie Ultime à la barre de son bateau, seulement deux mois et demi après sa mise à l’eau, il remporte la Transat Jacques Vabre avec Pascal Bidégorry. En 2016, il enfonce le clou en s’illustrant de nouveau de la plus belle des manières pour sa première transatlantique en solitaire à bord d’un multicoque de 30 mètres, en gagnant The Transat bakerly ! 2017 fait définitivement entrer François Gabart dans la légende de la course au large française.
Après avoir remporté The Bridge en équipage en juillet, François Gabart s’attaque au record du tour du monde en solitaire en fin d’année 2017, et le pulvérise en 42 jours 16 heures 40 minutes et 35 secondes, améliorant ainsi le précédent temps de référence de plus de 6 jours. Prochaine étape en 2018 ? La Route du Rhum – Destination Guadeloupe, une course qu’il a déjà remporté en 2014 à bord du 60 pieds Macif.

RÊVER LARGE

François Gabart se raconte dans un ouvrage intitulé "Rêver large" aux éditions Stock

[Résumé]
François Gabart est un marin professionnel pressé. Initié à 6 ans, globe flotteur à 10, il a accédé à sa passion en accéléré. Lauréat d’un bac S, mention très bien, il a aussi parfaitement négocié ses études supérieures. Avec une facilité souriante doublée d’un esprit d’entreprise qui font de lui un skipper à part. Avec également, dans le coin de sa tête, l’envie de faire évoluer la voile de compétition et d’inventer de nouveaux bateaux. Vainqueur du Vendée Globe – l’Everest de la voile – en 2013, à l’âge de 29 ans, François Gabart n’a cessé, depuis, de progresser. Refusant de se répéter, il a récemment mis à l’eau un trimaran révolutionnaire de 30 mètres avec lequel il a remporté la Transat anglaise 2016 en attendant d’autres records... Il détonne en cultivant, sous ses allures de faux golden boy, une conscience citoyenne ouverte sur le monde et sur les autres.

Egalement disponible en format de poche aux éditions Arthaud Poche